L'ADF 2025 a fermé ses portes. La fréquentation des sessions scientifiques a semblé, cette année moins importante que l'édition 2024. Cependant il faut noter que le point positif est la présence plus importante que les années précédentes d'une population plus jeune. Le point négatif réside dans le fait que les praticiens proches de l'âge de la retraite (à partir de 60 ans) désertent de plus en plus la fréquentation du Congrès, semblant dépassés par l'inéluctable évolution de la profession vers le numérique et le recours à l'intelligence artificielle.
Il est dommage de constater que cette population que l'on pourrait qualifier, de "pré retraîtée" se forme de moins en moins (hormis la formation obligatoire via internet) en présentiel.
L'implantologie attire de plus en plus l'attention des praticiens au détriment des traitements dentaires conventionnels. Les traitements des péri implantites sont de plus en plus nombreux et font de plus en plus appel à de nouveaux designs des cols implantaires et à des implants hybrids titane avec col zircone. La pratique de l'mplantologie guidée fait à présent partie de l'arsenal thérapeutique implantaire de façon quasi systématique.
J'ai pu constater, lors de discussions avec des consoeurs et des confrères, exerçant surtout à Paris et dans l'Ile de France, la progression du recours à des laboratoires de prothèse "soi disant" français qui ne sont que les boites aux lettres de laboratoires étrangers turques ou chinois, pratiquant des tarifs anormalement bas comparés aux tarifs classiques des laboratoires réellement français.
Il semble cependant que certains groupements de prothésistes français commencent à réagir, face à cette situation inquiétante en communiquant mieux grâce à des regroupements au sein de structures officielles. Je vais, dans les prochaines semaines, communiquer avec ces groupements pour qu'ils me précisent leur 'politique" de résistance" et "d'attaque" face à cette dérive "étrangère. Le MADE IN FRANCE doit se réapproprier le terrain perdu et bénéficier d'un allègement de leurs taxes.
L'ADF doit rester un salon phare de la profession, à condition d'alléger certaines conditions de fonctionnement assoupli (entrées plus souples, espaces de réunion et de repos souhaitables...) et de s'ouvrir un peu plus à l'international en faisant plus appel aux "conférenciers étrangers" reconnus et simplement cités lors des conférences.
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